Le blog de la petite Camille

EPISODE 8

Tout oublier

Episode 8 : Tout oublier

Il est préférable d’avoir lu les premiers épisodes pour bien comprendre le contexte 😉

 

Après cette soirée de Noël pleine de désillusions et de rebondissements, j’avais vraiment besoin de prendre quelques jours de repos et de me confiner avec mes amis pour ne rien faire d’autre que de rigoler et partager des souvenirs entre potes. Les parents de ma meilleure amie et collègue Fanny (cf épisode 1) ont une maison de campagne près de Deauville et ils nous l’ont prêtée pour ces quelques jours de vacances post Noël.

idée evjf blog

Deauville est le lieu idéal pour se ressourcer. La maison appartient à la famille depuis des générations.  Elle est très vieille et est restée dans son jus. Isolée en pleine campagne avec une cheminée géante, de nombreuses chambres, un grand terrain avec des chevaux et des vaches… c’est exactement ce dont j’avais besoin.

 

Nous allons être 5 à profiter pendant une semaine de cette résidence secondaire magique. Fanny et moi bien entendu, Sonia et son mec, Olivier, et Carole : l’ex de Max (cf épisode 3). Un seul mec presque marié et 3 bonnes copines, rien ne pouvait m’arriver cette fois-ci. 

 

Avec ce putain de virus, on a tous fait attention et on a fait le test avant de se retrouver. Même si j’en ai marre de toutes ces conneries, ça ne coûte rien de prendre les devants et au moins on se sent plus en sécurité de savoir que tout le monde est négatif. Ça évite de faire attention quand on boit dans le verre de quelqu’un ou quand on a envie de se prendre dans les bras.

 

Personnellement je n’ai personne dans mon entourage qui a attrapé le Covid mais beaucoup de mes connaissances ont eu des cas autour d’eux et certains très sévères donc, sans psychose, on se méfie quand même un peu. Surtout que depuis trois jours j’ai un peu de fièvre et mes nuits sont rythmées par des rêves bizarres et je me réveille en sueur avec mon tee-shirt trempé ! 

 

En tous cas. là, j’étais rassurée. Le test est négatif et ce n’est qu’une petite grippe. Super, demain, de bonne heure, Fanny vient me chercher direction la Normandie ! J’ai hâte ! 

 

Comme avant chaque départ en vacances, j’ai souvent du mal à dormir à cause de l’excitation, alors là, avec la fièvre en plus, ça va être galère. Donc, cet après-midi je suis passée à la pharmacie pour prendre du paracétamol, une boîte de médicaments pour dormir et des boules quiess pour éviter de me taper les coîts de mes voisins toute la nuit. Ce soir donc, je me couche tôt, je me prépare une petite tisane avec un peu de rhum, deux efferalgans 500, un petit cachet pour dormir et c’est parti pour une nuit de folie. Avant de m’endormir je règle mon réveil sur 06h00, le temps de me faire belle et de me préparer pour l’arrivée de Fanny qui vient me chercher à 07h30. Je change ma sonnerie de réveil de l’iphone pour mettre une petite chanson de vacances : Angèle “ tout oublier”. C’est le morceau parfait pour ce break à la campagne. Allez, au dodo !

 

Le lendemain, c’est parti pour les vacances ! Fanny était à l’heure et j’étais prête. Le programme de la semaine était parfait : matinées libres où chacun fait ce qu’il veut, après-midi balades dans la région et soirée raclettes/vin, fruits de mer/vin blanc, grillades/frites… Que du bonheur ! 

 

Dès le premier matin à la campagne, je me suis réveillée avec une super sensation. Les rideaux légèrement ouverts laissaient passer un peu de lumière et un rayon de soleil arrivait directement sur mon oreiller. Je me levais pour ouvrir un peu la fenêtre et la vue de la campagne Normande sous le soleil fut un véritable émerveillement.  La lumière faisait briller les champs recouverts de rosée, les chevaux galopaient au fond du terrain et les vaches se regroupaient, collées les unes aux autres pour se réchauffer. Un spectacle magique qui me donnait très envie de sortir et profiter de cette belle journée. 

 

Mon regard fut cependant attiré par un scintillement brillant dans le champ d’à côté qui appartenait à un agriculteur que les parents de Fanny connaissaient très peu mais qui s’occupait des chevaux et des vaches de la famille depuis des années :  Un homme d’une soixantaine d’années assez solitaire, bâti comme un colosse,  très proche des bêtes et de sa ferme. Apparement il avait vécu un drame il y a 30 ou 40 ans, sa femme l’avait quitté sans un mot avec ses deux enfants, sans doute excédée par la vie à la campagne et la morosité du lieu qui, bien que très agréable à vivre pendant quelques jours de vacances, peut devenir très dépressif au quotidien si on y habite depuis 20 ans. Depuis, ce jeune homme très proche des parents de Fanny, on peut même dire qu’il faisait partie de la famille, s’était petit à petit renfermé puis s’était mis à boire pour devenir l’ombre de lui-même. Les parents de Fanny s’étaient alors petit à petit éloignés de lui jusqu’à ce qu’il devienne un inconnu à leurs yeux presque. 

 

J’enfile alors un legging, un sweat JE T’ADORE et je descends dans le salon. La maison est calme, tout le monde dort encore. La sensation est exquise. Il fait bon et le soleil pénètre dans toutes les pièces de l’immense maison. La décoration, bien que très vieille, est dotée d’un certain charme campagnard et j’ai l’impression d’être dans un de ces films anciens. Des têtes de sanglier sur les murs, un vieux piano, des tapis en poil de bête près de la cheminée, des tableaux aux murs représentant sans doute en peinture les ancêtres de Fanny. Je me sens très bien mais je me dis quand même que je n’aimerais pas me retrouver seule dans cette maison la nuit en plein hiver. 

 

Je sors alors dans le jardin, avec une tasse de café à la main, puis je me dirige vers le champ où j’ai vu un objet scintiller depuis la fenêtre de ma chambre. Le soleil m’éblouit et me réchauffe le visage. Le café réchauffe, lui, mon corps. C’est une sensation vraiment très agréable, je me sens si bien! Je me félicite d’avoir fait ce choix de venir à la campagne avec mes amis, cela va me faire beaucoup de bien. 

 

Arrivée dans le champ du voisin, je n’ai pas mis plus de 5 minutes avant de retrouver l’objet brillant. J’avais bien repéré l’endroit depuis le premier étage et il était bien là, entre un petit poteau de bois planté dans le sol et une marre aux canards qui ne contenait pas plus de 10 centimètres d’eau. 

 

Je me penchais alors pour le ramasser. Alors que je pensais que ce serait un simple morceau de verre ou un outil agricole, je fus surprise de découvrir une petite broche pour les cheveux, en argent, très belle, ornée d’une petite tête de cheval. 

Je ne pouvais m’empêcher d’en admirer tous les détails, finement ciselés. On ditait qu’elle a été réalisée par un joaillier tellement chaque courbure et chaque tige sont parfaitement dessinées. 

 

Mon coeur faillit s’arrêter de battre quand tout à coup, une voix d’homme très rauque et très forte surgit juste derrière moi :

 

“ TOI TU FAIS QUOI PUTAIN !!! 

 

Je me suis redressée puis retournée d’un coup et je me suis retrouvée face à un géant de 2 mètres au regard de tueur et très énervé apparemment.

 

– Je suis désolée, j’ai aperçu quelque chose depuis la fenêtre et je suis descendue voir ce que c’était. Je ne voulais pas vous déranger.

 

–  DONNE LE MOI ET DÉGAGE, C’EST CHEZ MOI ICI ! 

 

Je lui ai redonné la broche et j’ai déguerpi en deux secondes pour rapidement retrouver la maison et raconter ma folle histoire aux autres. 

 

Arrivée dans le salon, Fanny et Carole étaient en pyjama devant la télé, plateaux de petits-déjeuners sur les genoux et iphone dans les mains en train de faire défiler les post sur instagram. Je leur racontais alors ma rencontre délirante et Fanny me dit :

 

  • Ah oui, c’est Roger, le fermier d’à côté dont je te parlais. C’est de pire en pire apparemment, c’est d’ailleurs une des raisons pour laquelle mes parents ne viennent plus ici.  Il est de plus en plus désagréable et franchement il vaut mieux éviter d’aller sur son terrain ou de s’approcher des ses bêtes.
  • Oui bah c’est clair, ça j’avais compris.
  • En plus il picole pas mal, pour oublier, alors ça le rend encore plus con.
  • Ouaih bah il m’a vraiment fait flipper en tout cas, j’ai faillit me pisser dessus
  • Hahaha, tiens, pose toi un peu dans le canap et viens mater quelques idées EVJF avec moi.

 

Même en vacances, Fanny ne s’arrête jamais de travailler et de regarder toutes les nouvelles idées que nous pourrions proposer pour les enterrements de vie de jeune fille. J’adore bosser avec elle. Nous sommes un super duo comme dirait James, le CEO de Model Week et de My Little EVJF. 

  • Ok, je me prépare un petit dej et j’arrive. Au fait, Sonia et Olivier ne sont pas encore levés ? 
  • Si si, ils ont laissé un mot sur la table de la cuisine. Ils sont partis de bonne heure pour visiter les falaises d’Etretat, Sonia t’a emprunté ton écharpe Saint James d’ailleurs.
  • Fais chier, j’en aurai peut-être besoin moi cet aprèm !
  • Elle en aura plus besoin que toi en haut des falaises, je te le dis moi !
  • Ok, ok, ça ira pour cette fois.

 

Après le petit déjeuner transformé en Brunch, nous nous sommes préparées pour aller passer l’après-midi à Deauville. Sonia et Olivier n’étaient pas encore rentrés alors nous sommes parties toutes les 3.

 

Ce fut une excellente journée bien que, toute l’après-midi, je fus hantée par le visage de Roger qui m’avait vraiment fait flippée. Je revoyais ces yeux noirs, sa peau burrinée par le froid et l’alcool, ses lèvres violettes sans doute à cause du rouge qu’il s’était enfilé toute la nuit. Brrrrrr, un frisson longeait ma colonne vertébrale. Ça me ferait tellement de bien de m’asseoir à une terrasse sur la place Morny et de me prendre une petite bière. Putain de COVID !

 

Après une après-midi shopping et une balade sur les planches – Deauville c’est vraiment la ville idéale pour un séjour entre copines – direction le port de Trouville pour faire le plein de fruits de mer pour ce soir. ET oui, apéro huitres, et dîner moules frites / vin blanc, je me régale d’avance. 

 

Une fois rentrées à la maison, vers 19h, il faisait déjà nuit noire en ce mois de janvier. Il faisait aussi très froid et quel ne fut pas notre bonheur de voir que Sonia et Olivier étaient rentrés et avaient allumé un énorme feu de bois dans la cheminée. 

 

Pendant notre apéro au coin du feu, Olivier roula un petit joint et, bien que je ne suis pas du tout adepte de la fumette, je tirais une ou deux lattes histoire de fêter ces vacances. La tête me tourna direct et j’entrepris de commencer à préparer le dîner pour éviter de m’enfoncer dans le canapé. Ce fut assez rapide, j’ai appris à ouvrir les huîtres avec mon tonton Pierre à chaque noël (cf épisode 7) et les moules étaient déjà nettoyées à l’achat donc juste les frites à mettre à cuire.

 

Je dressais alors la table dans la cuisine puis tout le monde m’a rejoint pour dîner. Nous avons alors profité à fond de ce super souper et franchement, bien que tout était très bon, les quelques bouffées du pétard juste avant me donnaient une impression de nausée. Je restais cependant à table pour écouter les histoires hilarantes d’Olivier qui travaille au Casino de Deauville. Il a plein d’anecdotes sur les nombreux enterrements de vie de jeune fille  et franchement c’est une grande source d’inspiration pour le blog de notre agence.

 

Au bout d’une heure et demie, Olivier entreprit d’aller chercher du bois pour alimenter le feu et Sonia le suivit, dans doute pour profiter d’un petit moment d’intimité entre eux. 

 

“Je te reprends ton écharpe Camille” me dit Sonia

“Oui, oui vas-y, pas de souci”

 

Je profitais de cette levée de table pour aller m’allonger deux minutes dans le canapé car ma tête commençait à tourner avec les mélanges apéro/pétard/moules/vin blanc/ calvados. 

 

Les deux autres filles restant dans la cuisine pour faire la vaisselle et continuer à raconter des conneries. 

 

Je n’aurais jamais dû fumer sur le joint tout à l’heure, ça me fait chier de ne pas pouvoir profiter avec les autres. Je suis là, dans mon canapé, avec ce putain de mal de tête, et j’observe la pièce autour de moi pour éviter d’avoir le tournis et que me vienne l’envie de vomir.

 

Mon attention se fixe alors sur un des tableaux accrochés au mur, je vois une femme avec ses deux enfants. Celui-ci fait assez peur je dois dire. L’expression de la femme et des petites est assez effrayante, comme si elles n’avaient pas du tout envie de poser. Les petites filles semblent terrifiées et leur regard fait peur. Elles sont très bien habillées, avec une petite robe blanche, des cheveux bien peignés et, dans leur chevelure…. mon dieu !!!! Là, dans ce tableau, sur la tête d’une des petites filles, une broche avec une tête de cheval en argent ! Je suis pétrifiée, apeurée. 

 

Je me lève d’un coup puis je rejoins les filles dans la cuisine. Alors que je m’apprête à leur raconter ce que je viens de voir et le lien avec ce que j’ai découvert ce matin dans le champ, nous entendons un cri strident venant de dehors.

 

“ahhhhhhhhhhhhiiiiiiiiiiiiiiahhhhhhhhhhhhhaaaaaaaaa”

 

Toutes les 3 choquées, nous sortons alors et nous retrouvons dans le jardin de la maison et nous nous mettons à crier :

 

  • Sonia. Oliver, vous êtes oú ?
  • Sonia, ça va?
  • Olivier, répondez, vous êtes où , ça va?

 

Aucune réponse. Nous nous dirigeons alors vers la grange dans laquelle le bois est entreposé et nous stoppons notre avancée lorsque nous entendîmes un bruit violent, comme un coup, venant de l’intérieur de la grange.

 

  • “Arrêtez de blaguer, on commence à flipper là “ s’exprima Carole
  • “Oui, c’est bon là, vous avez baisé et maintenant vous nous faites une blague mais ça suffit là, allez. venez “ criais-je alors.

 

  • Oh les filles, flippez pas, ils nous font une blague c’est tout – dit alors Fanny. 

 

Fanny est assez casse-cou et n’a pas vraiment peur de grand chose contrairement à moi qui suis un peu une flipette en général. Elle entreprit de rentrer dans la grange et je décidais de rester en dehors avec Carole pour assurer les arrières hahaha. 

 

C’est alors que nous avons eu la peur de notre vie. La dernière dans doute. Dans l’ouverture de la porte, Carole s’est baissée pour ramasser quelque chose : “c’est pas ton écharpe ça ?” me cria t-elle. C’était bien cela. Et, alors qu’elle nous regardait, le bras levé avec mon écharpe dans les mains, dans l’entrée de la porte, elle s’est comme volatilisée. Mais pas disparue comme ça non, comme si elle avait été tirée par le haut dans un énorme vacarme et un cri puissant venant du haut de la grange. 

 

Carole et moi ne pouvions plus bouger, nous nous sommes prises dans les bras en sanglots, nous étions comme tétanisées et nous reculions, sans doute sans le savoir, collées l’une à l’autre, incapables de parler. 

 

Soudain, nous avons buté sur une masse protubérante et sommes tombées à la renverse. Nos pieds venaient de heurter quelque chose et bien que nous savions ce que cela pouvait être, nous nous refusions de le croire. Mais c’était bel et bien cela, un corps, celui d’Olivier ou en tous cas ce qu’il en restait, déchiqueté. comme découpé au couteau, un énorme couteau. 

 

C’est fois-ci l’adrénaline parla, nous nous sommes relevées et nous sommes mises à courir sans savoir où nous allions, main dans la main. Nous ne nous sommes jamais retournées et nous n’avons stoppé notre course que lorsque la grange nous a paru assez loin. Cachées derrière une petite butte, nous avons tenté de reprendre notre souffle, toujours incapables de parler, pleurant toutes les larmes de notre corps sans comprendre ce qui se passait. Il s’était mis à pleuvoir, beaucoup, et le sol était boueux. 

 

La violence de l’averse faisait couler de la terre le long du petit monticule derrière lequel nous étions cachées et révélait alors l’horreur : des os, des tas d’os sortaient de ce tas de terre qui n’était autre qu’une tombe. Les os étaient brisés, comme découpés à la hache. Il y en avait beaucoup de petits et quelques grands. C’est là que je compris !

 

C’était Roger. Sa femme et ses filles n’avaient pas disparu, il les avait tuées et enterrées là, dans  ce champ. La broche avait refait surface après tant d’années et de peur que je n’ai découvert son secret, il préférait tous nous tuer, là, ce soir. 

 

Je me tournais alors vers Carole pour lui expliquer mais je vis son visage, elle ne pouvait plus respirer, elle était livide et son corps faisait des spasmes violents. Elle faisait une crise cardiaque, à cause de la peur. Je ne savais plus quoi faire, elle s’est alors évanouie dans mes bras. J’étais effrayée, tremblante et je ne pouvais m’empêcher de retenir mes sanglots. Ce sont sans doute mes respirations bruyantes qui ont attiré la bête. Je l’ai vue cette bête, lui, ce monstre. En me redressant le long de la butte, sous cette averse violente, je l’ai vu. Il courrait vers moi en criant, déchaîné, une hache à la main.

 

Je me suis alors relevée et j’ai couru à peine deux mètres dans le noir, jusqu’à ce que mes pieds butent sur un petit morceau de bois planté dans le sol et que je tombe dans une mare. Ce n’était autre que ma mare au canards à côté de laquelle j’avais trouvé la broche ce matin. Le bout de bois marquait sans doute la tombe de l’autre petite fille. À côte de moi, dans la mare, le corps de Sonia gisait. 

 

Je me retournais et je le vis, à quelques mètres de moi. L’ombre devenait réelle et je reconnus sa peau burinée, ses yeux sanglants et ses lèvres violettes. Je n’entendais plus la pluie, je n’entendais plus le vent. J’étais là, trempée dans cette mare pleine de sang, Roger au dessus de moi prêt à me donner un coup de hache et je n’entendais plus que sa voix :

 

  • Tu vas faire comme moi Salope!  Tu vas tout oublier ! Tout oublier ! On joue ? Mais là j’ai trop joué. Le bonheur, si je le veux je l’aurai…

 

ET PAN ! Je sursaute violemment, je suis trempée, dans mon lit, Angèle résonne sur mon réveil, il est 6h00, Fanny vient me chercher dans une heure et demie pour partir à la campagne.

Je regarde ma table de chevet et je vois la tablette de cachets pour dormir, la tasse de tisane au rhum vide…

 

Putain de grippe !

 

https://www.youtube.com/watch?v=Fy1xQSiLx8U

 

Merci Angèle ! 

 

J’aime bien vos idées EVJF et aussi votre opinion sur l’optimisation multicritère d’une chaîne éolienne passive (aucune idée de ce que c’est).

Parlez-moi, ne me laissez pas seule !